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« Vignes & Vins » à Sarrebourg


La Médiathèque de Sarrebourg m’a invitée à venir conter « Vignes & Vins ».



C’est dans ce lieu ouvert et joyeux et devant un public connaisseur des meilleurs crus que j’ai dit des petits contes paysans d’Henri Pourrat pleins d’humour et de malice : ici, la gouvernante du curé cachait bien son jeu et boit le vin de messe à la cave, là le curé lui-même, franc buveur, se fait sermonner par son évêque mais ne se laisse pas impressionner par son « supérieur hiérarchique », plus loin un vigneron rate une vente à cause de son perroquet…


J’ai effleuré la mythologie grecque, si chère à mon cœur, avec quelques légendes sur Dionysos, ce jeune dieu qui enseigna l’art du vin aux hommes bien au-delà de la Grèce, remercia le roi Midas d’avoir sauvé son précepteur en exauçant son vœu de transformer en or, offrit à son épouse Ariane sa couronne de mariée (la Couronne boréale que nous voyons dans le ciel) qui fera d’elle une immortelle pouvant ainsi vivre sur l’Olympe avec les autres dieux.

Quelques légendes de l’Est avaient leur place, comme celle où le fantôme d’un maître de chai médiéval désaltère un pauvre bûcheron avec le meilleur vin de son seigneur, celle où des apparitions divines protègent les récoltes des intempéries, et encore celle où un vigneron enferme la mort dans un tonnelet…

Pour clore cette contée, j’ai lu quelques quatrains tirés des Rubaiyat d’Omar Khayyâm de Nichapour.




Après la contée, nous avons partagé un moment convivial avant de nous séparer.

Je remercie Virginie Musial, médiathécaire de la Médiathèque Pierre-Messmer de Sarrebourg pour son accueil et son dynamisme et espère que d’autres coopérations verront le jour.

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Bassin de PAM : rêver, écouter, créer à la médiathèque

Rêver, écouter, créer.

Ces activités demandent du temps et de la disponibilité.
Parfois elles nous semblent impossibles. Mais si nous acceptions de les considérer comme étant vitales au même titre que tout besoin primaire nous y serions plus attentifs, peut-être?

Ce sont des moments précieux que ceux-là. Prenons-en soin. Dès l’enfance. Sans oublier que les années additionnent les contraintes, que l’horizon se brouille et que nous risquons ainsi de perdre nos rêves les plus chers sans les incarner jamais.

A la Médiathèque de Vandières, ce matin-là, j’ai animé un atelier « Conte à peindre » pour des enfants de 3 à 6 ans.
Ils étaient bien là, 7 enfants (chiffre magique !).
Nous avons fait connaissance, comme il se doit, puis nous avons glissé dans le conte d’un musicien égaré dans une sombre forêt qui rencontre des fées et qui en restera marqué longtemps, très longtemps…

L’affiche annonçant l’atelier



Conter masquée.
Les enfants restent pourtant très attentifs aux aventures du musicien.

A chacun son inspiration.





Fées ou princesses ?

Quelques uns des dessins réalisés au cours de l’atelier.




Merci à Christine Noirot pour son accueil chaleureux et son souci du bien-être de chacun à la Médiathèque de Vandières.


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L’après-midi de ce même jour, à la Médiathèque de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, j’ai animé un atelier « Tataki zome » pour adultes et adolescents.

Là aussi, tout était prêt. Chaque participante (eh oui, parfois il n’y a pas d’hommes) était venue avec son équipement (planchette, marteau), des carrés de coton, des T-shirts, voire du linge de maison (serviettes, torchons) et des végétaux, cueillis dans la nature ou dans les jardins.

Les végétaux sont variés et la surprise est toujours au rendez-vous.



Le jeu des couleurs tient en haleine.





La diversité des végétaux incite à faire de nombreux essais pour jouer avec les nuances et les formes.










L’étape de la révélation et de la fixation des impressions est importante. Cela fait penser au développement des photos sur papier

Voici l’une des impressions
au séchage.


















L’atmosphère a été concentrée tout l’après-midi et les marteaux faisaient un jeu de percussion au rythme soutenu. Mais, heureusement, les participantes ont pris le temps d’aller voir les résultats du martelage chez l’une ou chez l’autre.
Que les ateliers soient un moment de partage et d’échanges enrichit encore la teneur de ces moments.


Merci à Michelle Baron pour son accueil chaleureux et son implication dynamique dans ce projet à la Médiathèque de Blénod-lès-Pont-à-Mousson.

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Imprimer « tataki zome » et conter les oiseaux

C’est l’histoire d’une rencontre entre des professeurs du lycée Louise-Weiss, à Sainte-Marie-aux-Mines, et moi.
La technique d’impression textile dont je leur montre des réalisations les intrigue.
De plus, cet atelier s’inscrit logiquement dans le projet pédagogique de l’année scolaire puisqu’une visite du Parc de Wesserling et de l’Ecomusée textile est programmée.
Ils décident de proposer un atelier « Tataki zome » à une classe de 1ère ASSP, sachant que ces élèves pourront se trouver dans des situations d’animation dans le futur.

Le jour dit, l’atelier se met en place. Après une explication de la technique d’impression, les adolescents vont herboriser dans le jardin du lycée afin d’y trouver des végétaux variés et tous s’installent dans l’atelier de mécanique où d’autres classes y ont leurs cours.

Là, sur les établis, casque aux oreilles, ils martèlent, sont étonnés -heureux ou déçus- de ce qu’ils ont obtenu et se prennent au jeu : ils adaptent le martèlement à la fragilité ou à la dureté de la plante. Tiges, feuilles, fleurs… Ils essaient tout. Je retrouve la frénésie de la découverte que je connais dans d’autres ateliers.

Mais ce n’est qu’un début. Il faut fixer les impressions.
Tous les élèves se massent autour des quatre bassines où leurs tissus baignent quelques minutes avant d’être essorés et étendus.

L’étonnement est encore au rendez-vous : telle herbe reste verte, telle autre brunit, et la troisième devient d’un noir profond !




L’étonnement est encore au rendez-vous : telle herbe reste verte, telle autre brunit, et la troisième devient d’un noir profond !

La chimie végétale a ses explications mais elle ne retire pas la part de découverte et parfois d’émerveillement qui reste le moteur de toute création.

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« Œil d’or et Plume de soie »


… Conter les oiseaux à la Médiathèque du Val d’Argent, Villa Burrus, à Sainte-Croix aux Mines.

Après les tribulations que nous a valu 2020 avec le COVID-19, la Médiathèque du Val d’Argent a pu programmer ma contée
« Œil d’or et Plume de soie » avec des aménagements dus aux conditions sanitaires à respecter… et à la météo froide et pluvieuse.
Initialement prévue comme une balade contée, la pluie est arrivée et nous nous sommes repliés dans la grande salle de la villa.

Les contes et légendes sur les oiseaux sont nombreux et variés dans le monde entier, et ils nous parlent de nous autant que d’eux.

Chouettes, cigognes, grues, merle, moineau, cormoran, corbeau et harfang… Tous étaient au rendez-vous pour nous embarquer dans un tour du monde où découvrir leurs aventures extraordinaires.


Merci à l’équipe de la Médiathèque du Val d’Argent pour sa persévérance dans l’adversité. Il fallait y croire et en vouloir.
Merci au public d’être venu nombreux malgré les incertitudes du temps !

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Poésie & Tataki zome


Poésie à Bischwiller, dans le Bas-Rhin.

Claude Vigée (nom de plume de Claude André Strauss), était un poète et un écrivain français, juif et alsacien.

Né à Bischwiller le 3 janvier 1921, il est décédé à Paris le 2 octobre 2020 après une vie consacrée à la littérature, à la poésie, à la traduction… et à la défense de la part d’humanité qu’il y a en chacun de nous.
Sa contribution est importante.

La ville de Bischwiller a souhaité honorer sa mémoire en célébrant le centenaire de sa naissance en 2021 avec différentes manifestations.
C’est ainsi qu’à la demande du Service Culturel de Bischwiller et du Collège André-Maurois, j’ai animé un atelier poésie dans la classe de 4ème 7.

Les élèves ont été réceptifs et créatifs lors de cet atelier car ils avaient étudié en amont certains traits de la vie et de l’oeuvre de Claude Vigée.
Leur inspiration était au rendez-vous pour l’écriture de l’hommage poétique qu’ils lui ont rendu.
En voici quelques exemples :


Comme vous le lisez, les adolescents étaient touchés par l’oeuvre de Claude Vigée et cette première approche au sein de leur classe avec leur professeur d’abord, et avec moi ensuite, laissera en eux l’empreinte de son humanité attachée à son nom. Je l’espère.

Je remercie vivement la ville de Bischwiller, les professeurs qui se sont impliqués dans ce projet et la classe de 4ème 7 pour leur accueil chaleureux.

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Tataki zome à Fraize, dans les Vosges :

Le mois d’avril a été l’occasion du démarrage d’un projet mis en place en partenariat avec la Maison de la Solidarité et de la Vie Sociale de Fraize, sous l’égide du Conseil Départemental des Vosges.

Ce projet consiste à construire et à décorer une tonnelle avec la technique du  » tataki zome » (impression végétale par martelage) pour valoriser le jardin de la MSVS.
Plusieurs associations locales participent à la réalisation de cette construction, tant pour les fournitures que pour le savoir-faire des participants :

  • La MSVS qui accueille chaleureusement les ateliers d’impression textile par martelage,
  • Le Secours Catholique et l’Atelier Bois pour le bois et la construction de la structure de la tonnelle,
  • l’Antenne Emmaüs de Fraize qui fournit des draps destinés à être imprimés,
  • Les Jardins de Guerreau (jardins participatifs de Fraize) et l’association ETC Terra, bien connue pour ces différentes actions pédagogiques en faveur de l’écologie et de la nature d’une manière générale, pour les plantes à imprimer.

Durant les 2 ou 3 premières séances, les participants se sont familiarisés avec cette technique. Cette année, le printemps est froid et humide, ce qui ne favorise pas la pousse des végétaux nouveaux.
Pourtant les participants à l’atelier de tataki zome se sont pris au jeu et ont fait de nombreux essais. L’assurance venant, ils ont choisi les végétaux avec soin et se sont lancés en multipliant les essais.

L’un des tout premiers essais.

La confiance en soi vient.

Un autre style.

On reste dans l’esprit naturaliste.

On essaie des compositions.

On s’émerveille de la finesse du rendu…

Et on se lance dans la création pure : voilà une libellule née de quelques éléments poétiquement assemblés !

Comme cela se passe pour chacun des ateliers que j’anime dans ce domaine, après les premières hésitations l’enthousiasme gagne les participants. Une ivresse, une frénésie… et la joie de découvrir que l’on est capable de créer quelque chose de beau avec très peu de moyens.
Nous avons encore quelques séances devant nous et si le printemps se fait plus doux, nous aurons plus de choix dans nos cueillettes et plus de diversité dans nos impressions.
Affaire à suivre…

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Les projets et… leur réalisation !

Le printemps revient. Peut-on y croire avec le froid, la pluie et la grisaille qui le masquent encore ?

Mes projets, élaborés à l’automne dernier, prennent corps malgré les aléas sanitaires qui perturbent encore beaucoup les activités dans lesquelles nous aimerions tant retrouver la liberté d’être ensemble, de créer, de découvrir, de jouer.
Au cours des mois prochains, mes ateliers et mes contées alterneront dans différents secteurs (établissements scolaires, médiathèques, etc.).

Ils s’adresseront aux enfants, aux adolescents et aux adultes.
Ils seront résolument tournés vers l’humour (pas l’ironie), la beauté (pas académique), la nature (que nous sommes aussi), la création (libre).

Tout un programme. Et comme chacun est concerné… chacun y est invité.


Linogravure que j’ai réalisée pour imager un haïku contemporain de … (donnez-moi le temps de retrouver le nom de l’auteure !)

« Me lavant les cheveux
je me lave
le coeur »

En attendant le plaisir de vous revoir, je vous souhaite le meilleur.
A bientôt.

Fascinante neige

La neige, encore, dans sa magie, signe l’hiver. Temps d’intériorité, de réflexion.

La neige, étendue dans les prés, offre de grandes pages blanches pour écrire
la poésie de l’instant,

comme les logoneiges, forme poétique inventée par le poète belge Christian Dotremont au XXème s.

La neige conserve toutes les traces…

Mon logoneige aujourd’hui : « L’amour et la poésie seulement ».

On peut aussi écrire sa légende rêvée sans mots mais avec les bribes restantes du début du monde (pierres, bois, os, dents racontent à qui les écoute).

La neige est-elle froide, accueillante, moelleuse ou craquante, blanche ou colorée?

Me donnera-t-elle envie de rire du plaisir de la retrouver si près ? La neige, page blanche éphémère, nous invite à oser…

A oser écrire des mots secrets,
A oser dessiner des figures inconnues,
A oser nous imprimer, corps et âme, dans l’épaisseur de son mystère
en abandonnant ce que nous connaissons de nous pour, fragiles et nus,
jouer à la marelle sur la Voie lactée ou parcourir d’étranges contrées
qu’aucun géographe n’a jamais cartographiées.

La neige crée un espace de liberté infini et dangereux, attirant ou repoussant, fascinant.

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Si vous aimez les pays froids et voulez découvrir leur paysages et leurs habitants, voici quelques références de livres que j’ai lus cet hiver et qui m’ont beaucoup appris sur les régions du Pôle Nord, leurs habitants, leur histoire (et leur préhistoire), leurs modes de vie.
C’était un vrai voyage en dépit du confinement, des couvre-feu et autres autorisations de déplacement… avec la neige et le froid bien présents.

Des romans, des nouvelles, des contes, de la poésie et des BD :
Paul-Emile Victor : Boréal
Bérengère Cournut : De pierre et d’os
Jack London : Croc-Blanc
Jorn Riel : Le jour avant le lendemain ; Le Roi Oscar ; Le garçon qui voulait devenir humain; Le chant pour celui qui voulait vivre ; La chanson de mes pères ; Racontars arctiques ;
Légendes finlandaises (Hatier)
Thierry Lamy : Contes inuit en BD
Judith Gueyfier : Léger comme un flocon (poésie inuktitut)
Contes mansis des forêts de Sibérie occidentale : Quand la lune descendit sur terre
Ecrivains yakoutes du XXème s. : Des nouvelles de la taïga

Des documentaires et des portfolios:
Jean Malaurie : Les derniers rois de Thulé
Vincent Munier : Arctique
Françoise Pontault : les Inuit
Collectif du Musée Branly : Upside Down Les Arctiques

Certains de ces documents m’appartiennent.
J’ai pu en emprunter d’autres à la Médiathèque Départementale des Vosges et à la Bibliothèque Universitaire de Lorraine que je remercie.
Sur internet, j’ai aussi trouvé des reportages passionnants sur le chant de gorge traditionnel des femmes inuit et sur Tanya Tagaq, chanteuse inuit qui reprend ce chant traditionnel en le modernisant à sa façon. Sa créativité est remarquable.

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Sortir !

Sortir.
Aller vers l’ailleurs
et le meilleur,



Sur la page blanche
que nous offre le ciel,



Comme une chance
dans la tempête,



de nous souvenir de ce que nous sommes :
fragiles



et beaux.



Neige et lumière scintillent
dans le chêne,



le noisetier



et l’érable.



Elles illuminent
le saule tortueux



et le bouleau
où picorent
les bruants jaunes.



Parfois, la neige se fait glace



et passe
l’oiseau léger.



L’hamamélis fleurit
avec la neige pour abri,



Voici l’aile d’une fée
que le froid a blessée,



une feuille de noisetier
que le vent a portée
sur la lumière glacée.



Dans le pré,
que de monde est passé !
Chevreuils et renards,
pies et corbeaux,
merles et passereaux,
quelques traces de bottes et de luges…



Le jour s’enfuit sans bruit bleuissant le pré
Le soleil pour aujourd’hui n’a pas dit son dernier mot
Ma surprise est joie de découvrir
que le saule aux pieds dans l’eau
porte sur ses rameaux
des bourgeons duveteux d’argent
qui annoncent le printemps.




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Sélestat : Contes à rebours

Cette année, Sélestat choisit de fêter Noël et le Nouvel An en rappelant qu’en 1521, il y a 500 ans exactement, est apparue dans un registre des comptes de la ville de Sélestat, la première mention de ce qui allait devenir notre arbre de Noël.
Il y est question de payer « des gardes forestiers chargés de surveiller les arbres dans les forêts municipales le jour de la Saint-Thomas… et d’une amende infligée à quiconque coupera les-dits sapins ! « 

La situation sanitaire ne permettant pas des festivités publiques « en présentiel », j’ai été amenée, avec les autres artistes qui participaient à ces festivités, à enregistrer des contes de Noël qui ont été diffusés sur la page facebook de la Ville durant tout le mois de décembre.

J’ai voulu partager avec le public sélestadien, et plus lointain peut-être, des paroles de réconfort et de lumière. Aussi parmi les contes que je dis lors de mes contées d’Avent et d’hiver, j’ai choisi :

« La petite étoile de la forêt », un conte traditionnel du Moyen-Orient que j’ai adapté et imagé pour le dire en kamishibai.

https://www.facebook.com/villeselestat/videos/834922350382725/?__so__=channel_tab&__rv__=playlists_card



« Petit Sapin devient Arbre de Lumières », conte que j’ai créé et qui se déroule dans la montagne la nuit de Noël, avec tous les animaux de la forêt.

https://www.facebook.com/villeselestat/videos/1136783833418958/?__so__=channel_tab&__rv__=playlists_card



« Saint Nicolas, cette nuit-là », l’adaptation que j’ai faite de la légende du saint si vénéré dans l’Est et dans le Nord de l’Europe.
Les origines de ce personnage emblématique des fêtes de l’hiver a des origines surprenantes et fort lointaines.

https://www.facebook.com/villeselestat/videos/conte-de-no%C3%ABl-saint-nicolas-cette-nuit-l%C3%A0/150916679901260/?__so__=channel_tab&__rv__=related_videos



« Babouchka » :
j’avais aussi enregistré ce conte russe. Il n’a pas été diffusé mais vous pouvez le retrouver sur ma chaîne YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=r11PE3hmaLQ



Vous pourrez aussi écouter (et peut-être apprendre ?) les chansons que je chante dans mes contes sur YouTube :

Papillons blancs : https://www.youtube.com/watch?v=ugbH4aDY7RE&list=PLrZS3XMtBw3YI-8R2lT-LZcC0FKSQQkNI

Nuages de soie : https://www.youtube.com/watch?v=WZ8_WD9DrKQ&list=PLrZS3XMtBw3YI-8R2lT-LZcC0FKSQQkNI&index=2

La Chanson de l’hiver : https://www.youtube.com/watch?v=pdsLfoPIb3w&list=PLrZS3XMtBw3YI-8R2lT-LZcC0FKSQQkNI&index=3

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Nous sommes déjà le 29 décembre 2020.



Que l’année 2021 soit celle d’une rencontre, d’un partage,
Qu’elle soit une fête au plus profond de vous,

Qu’elle nous permette de croire en chacun de nous
afin de construire un monde pour tous,

Je vous souhaite une année 2021 lumineuse,
colorée, chaleureuse,
et riche de rêves à réaliser

Car l’imagination est la meilleure alliée
Du réel pour nous ouvrir à la vie.





Désaxés. Où est notre orient?

Deux saisons plus tard, nous voilà à nouveau confinés ! À peine avons-nous pris un élan qui nous projetait hors des limites imposées que nous sommes sommés de rentrer au plus vite dans nos foyers pour cause de virus virulent, voyageur et variant.

Contre mauvaise fortune, j’essaie de tirer parti de cette situation. Je suis moins enthousiaste qu’au printemps mais il n’est pas question de me laisser aller.

Animations et spectacles sont à nouveau reportés au printemps prochain, dans le meilleur des cas : heureusement l’« année deux mille vain » tire à sa fin !
On aura fait le tour du cadran sans s’en apercevoir -ou presque- et on attend avec impatience qu’arrive celle qui suit, en la souhaitant meilleure. Trouver sa liberté dans une situation d’enfermement est un exercice à tenter. J’essaie mais ne suis pas sûre d’y arriver.

D’abord, l’automne n’est pas porteur des mêmes énergies que le printemps.

Ensuite, si nous avions confiance dans les effets positifs du 1er confinement, le 2nd nous dit que rien n’est gagné et que les efforts doivent être plus soutenus et sur une durée plus longue qu’on ne l’avait cru.

Les chiffres égrenés chaque jour pour nous annoncer les morts et les contaminés dans le monde pèsent chaque jour davantage sur nos épaules. Parcourir les rues désertes des villes est triste, les rares passants masqués s’évitent, et les premières décorations lumineuses des fêtes de fin d’année ajoutent une touche ironique à cette ambiance désaxée.

Désaxée… C’est le mot. Retrouver notre axe. L’axe du monde.
Les Yakoutes le symbolisent par le bouleau.

Arbre immense, dressé vers le ciel, le bouleau leur donne leur orient. Qu’avons-nous fait du nôtre ?


Vivant loin des villes, j’ai la chance de pouvoir être très vite dans la nature. Là les bouleaux sont dorés, les hêtres roux, et les premières gelées bleuissent les prés. Les champignons aux couleurs discrètes ou éclatantes sont autant de trésors à découvrir sous les feuilles ou dans les mousses.

Tous ne sont pas comestibles mais chacun a sa propre beauté.

Durant la petite heure de promenade quotidienne que le gouvernement nous octroie généreusement, je suis sortie avec panier, couteau et appareil photo.

Et j’ai fait provision d’air et de lumière, de sons et de senteurs, de beauté brute –je veux dire sans artifice–, autant de trésors qui nourrissent mes rêves et les contes que je vous dirai un jour.
Un jour prochain, j’espère.

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