Archives de catégorie : Non classé

Tataki zome : impressions récentes

L’été, chaud et sec, a durci certains feuillages et les impressions par martelage offrent des motifs différents, tant par leurs nuances que leurs graphismes.
Ce sont donc des expériences passionnantes parce que pleines d’imprévu que j’ai poursuivies au mois d’août.

Ici, un torchon basque en lin, imprimé d’une guirlande de feuilles de chasselas, avant mordançage.

Le même torchon après mordançage.

Une feuille de chou rouge, avant mordançage.

Cette même feuille, après mordançage.
J’aimais beaucoup le violet de la feuille avant mordançage et je vais faire en sorte de trouver le moyen de le fixer ainsi mais le bleu obtenu ensuite me plaît aussi.
Le bleu est tellement rare à obtenir et à conserver!

Un tournesol, avant mordançage.

Le même, immédiatement après mordançage.
Comme les autres végétaux, il a perdu la vivacité de ses couleurs. Et quelques semaines plus tard, les feuilles sont restées vert foncé mais la fleur est devenue gris-vert.


Ici, un torchon en coton dont les indications écrites étaient imprimées avant le martelage des feuilles de chasselas.
Suspendu dans la vigne d’origine, il y a presque un effet de trompe-l’oeil dû aux jeux d’ombre et de lumière.


Tataki zome à la Bibliothèque Municipale de Ribérac

Le 10 juillet, la Bibliothèque Municipale de Ribérac m’a demandé d’animer un atelier d’impression végétale par martelage pour 10 participants à partir de 8 ans.

Ce sont 12 enfants et 3 adultes que se sont installés dans le square attenant avec planches, marteaux, cuvettes et végétaux protégés de la chaleur dans des glacières.
Pendant 2 heures, la rue a résonné de coups de marteaux, de rires et de cris de surprise car les végétaux martelés changent de couleur lorsqu’ils sont trempés dans le bain de mordançage et ce côté imprévisible ajoute du suspense à l’activité.

Il y a eu de belles réalisations et aucun coup de marteau malencontreux.

Marie-Madeleine lors d’un premier essai.

Axelle en pleine action pour aider un jeune participant.

J’ai aussi martelé cet après-midi-là pour faire voir ce qu’on peut obtenir avec différents végétaux.

Par exemple avec des feuilles de noyer.

Marie-Madeleine a mordancé ses impressions, ici des feuilles d’acacia.

Ci-contre un essai réalisé par un enfant, affiché à la bibliothèque municipale.

D’autres enfants ont aussi appris cette technique, en dehors de cet atelier qui avait attiré beaucoup de participants et de curieux. Ici, une fillette de 8 ans a martelé une feuille de chou rouge et des pétales de rose rouges.

Puis, les idées venant en faisant, elle a créé un arbre. Il composé d’une feuille d’iris pour faire le tronc, de rameaux de cotinus pour les branches et elle a martelé des fleurs de bourrache, de pois de senteur et d’escholtzia pour orner son arbre. Magnifique!

C’est un atelier un peu bruyant mais ni les voisins ni les riverains ne se sont plaints. Les participants étaient heureux de découvrir cette technique simple, économique et très écologique puisque aucun des produits employés n’est nocif.
Merci à Natacha Charbonnet, bibliothécaire dynamique de Ribérac, d’avoir accueilli cet atelier, et à Axelle pour son aide efficace et joyeuse durant cet après-midi d’été.

SAMSAH de St-Dié des Vosges: ateliers 5 sens

Le Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés de St-Dié des Vosges m’a proposé d’animer des ateliers pour des personnes accueillies dans le service.
C’est ainsi que nous avons choisi le thème des 5 sens pour cette série de 5 ateliers qui se déroulera de mai à juillet 2019 avec 5 personnes handicapées et leurs accompagnants, à la Maison Mosaïque.

Dans l’ordre, nous aborderons la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. Le déroulement de l’atelier se fait avec des objets stimulant le sens évoqué que j’ai apportés, et une production de chaque participant en relation avec le thème de la séance.
Au cours de celle-ci, je dis aussi des contes qui mettent en scène des personnages privés du sens évoqué et les aventures qu’ils traversent en étant qui aveugle, qui sourd, etc.

Durant l’atelier sur le toucher, j’ai fait toucher et reconnaître aux participants des matières cachées au fond d’un sachet : copeaux, éponge, voile, toile cirée, dentelle, rembourrage de duvet… Effet de surprise garanti et, pour mon plus grand plaisir, les participants se sont prêtés au jeu avec curiosité et confiance.

Composer, coller, dessiner, colorier, chacun avait une technique de prédilection.

Je remercie le SAMSAH et sa directrice, les participants et les accompagnants pour ces moments de partage précieux.

Château de Lichtenberg : la chasse aux œufs de Pâques

C’est sous un soleil printanier, dans une campagne aux feuillages verts et brillants, que se dresse le château de Lichtenberg.


Dans l’auditorium Adrien Zeller, j’ai installé mon décor pour conter les aventures de « Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques ».
Dans l’article précédent, je vous ai présenté les personnages que vous voyez ici.
À gauche : Orion, le coq noir ; Pattes-à-Plumes, la poule dorée ; Belle-Crête, la poule bleue.
À droite : Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques, sous le saule en fleurs.



Devant : le panier d’œufs de Pâques décorés.


J’ai conté les aventures de Mille-Bonheurs, Orion, Pattes-à-Plumes et Belle-Crête, mais il serait injuste d’oublier les autres habitants de la basse-cour qui les ont accompagnés dans leurs péripéties : Poulet Coquet (l’étourdi), Plume d’Azur (la vénérable et sage cane), Crête d’Or (le petit coq chanceux, ancêtre d’Orion), Petit-Cousin (cousin de Mille-Bonheurs) et … Ostara, la petite sœur de Mille-Bonheurs.


À l’issue des trois représentations, tous les œufs de Pâques avaient été découverts.
J’ai laissé Mille-Bonheurs et Ostara rejoindre leur gîte, les habitants de la basse-cour reprendre une vie un peu plus calme… jusqu’à l’an prochain.


Je remercie les personnes qui organisaient et animaient cette journée pour leur accueil attentionné et chaleureux et tous les petits aventuriers de la chasse aux œufs pour leur participation joyeuse.

__________________________________

Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques

Petit conte de printemps

Le Lièvre de Pâques vient déposer dans les jardins les œufs colorés et décorés que les enfants cherchent avec joie à Pâques.

Cette survivance d’une fête païenne, reprise par le christianisme, est célébrée chaque année pour l’arrivée du printemps. Elle est l’occasion de réjouissances partagées.
Le Lièvre de Pâques, que l’on trouve surtout dans les traditions de l’Est de la France et outre-Rhin, est la vedette de cette période et il lui arrive bien des aventures.
Mais qui est-il ? Comment vit-il tout le reste de l’année ?

C’est ce que vous découvrirez en venant écouter les aventures de Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques, et de sa petite sœur Ostara qui m’ont raconté ce que vous entendrez.


Cela se passe dans un village tranquille niché dans les montagnes. Tranquille, mais très vivant !


Orion, le coq noir,
Pattes-à-Plumes, la poule dorée,
Belle-Crête, la poule bleue à liseré noir

Mille-Bonheurs,
le Lièvre de Pâques

Dans cette contée de 30 minutes, les aventures se succèdent au poulailler et des œufs disparaissent. Mais les deux poules Belle-Crête et Pattes-à-Plumes finiront par connaître le fin mot de l’histoire…

« Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques » est un conte que j’ai créé, ainsi que les deux chansons, « Petites poules » et « Le saule est en fleurs « .
J’ai inclus deux petits contes traditionnels que j’ai adaptés et j’ai peint le décor dont il y a des détails ci-dessus.

_________________________________________________________________

Atelier conte : de la voix à l’image

Cet atelier, organisé par l’association Kaléidoscope de Jarville-La -Malgrange, s’est déroulé en 6 séances de 2 heures. Il était destiné aux enfants ayant entre 3 et 5 ans et à leur parents. Le but était de réunir les parents (ce sont surtout les mamans qui sont venues) et leurs jeunes enfants pour partager un moment de détente autour du conte.

J’avais apporté mes albums jeunesse, mon butai avec les contes dont j’ai peint les images, des marionnettes à doigt (le panda et le lama ont eu un grand succès).
Pour la circonstance , j’avais fabriqué un bâton de paroles : un bâton de noisetier sur lequel j’avais suspendu avec des rubans des formes en papier sur lesquelles, au fil de la séance, j’écrivais ce que les mamans et les enfants racontaient et chantaient. Car eux aussi avaient la parole, bien sûr.

Le bâton de parole, comme son nom l’indique, donne à celui qui l’a en main autorité pour parler sans être interrompu .

La seconde partie de l’atelier consistait à dessiner un personnage ou un élément important des contes et des chansons partagés précédemment.
Le but était de relier la totalité des dessins et images réalisés au cours des séances en un livre collectif, souvenir de ces moments où l’imaginaire sollicité renvoyait les adultes à un conte ou une chanson de leur enfance devant leurs enfants qu’ils n’avaient pas toujours eu l’occasion de dire.

Le dessin de Rania, 2 ans 1/2 : tout un monde!

Le dessin d’Abderhamane,
5 ans 1/2 : des chiffres et des lettres. Un vrai sans faute !

Le dessin de Zayd : 2 ans 1/2 : essayer tous les crayons.

Le dessin de Sabrine, une maman : l’image d’une vie heureuse et harmonieuse.

Voilà le livre terminé : j’ai assemblé tous les dessins (sur papier Canson au format 24 x 32) et les ai reliés avec la technique de la reliure japonaise. Il restera à l’association en souvenir de ces séances.



Carnets divers

Ce mois de février me permet de découvrir des activités que je n’avais pas encore abordées, du moins avec ces techniques :

La reliure copte

Voici le carnet fabriqué avec une reliure copte. A l’intérieur, des cahiers de papier gris et une couverture de carton gris épais cousue avec de la ficelle de jute (à éviter car très fragile).


La reliure japonaise

s Voici le carnet fabriqué avec une reliure japonaise. J’ai utilisé les mêmes papiers, carton et ficelle de jute. C’est la technique d’assemblage qui est très différente et la prochaine fois je prendrai un fil beaucoup plus résistant.


Cette première expérience était faite de tous les hasards de la découverte mais elle m’a donné envie de recommencer et déjà j’entrevoyais ce qu’il serait possible d’inventer comme habillages et typographies au gré de l’inspiration et des limites imposées par les matériaux choisis.

___________________________________________

2019 : les vœux en neige

Premiers jours de janvier 2019.
La tradition est d’adresser ses vœux à tous ceux qui nous sont proches et chers, à ceux avec qui nous sommes en relation. Comment être sûr de ne pas oublier quelqu’un ?

Le mieux est de se rendre dans un lieu que l’on aime, d’embrasser l’espace et tout ce qu’il contient à l’instant même où l’on y est présent. Et dans cette immensité, chacun trouvera ce qui lui revient.

C’est ce que j’ai fait en ce début janvier et j’ai posé mes pas crissants sur la page blanche qu’était devenu le pré.  Certains avaient déjà laissé des messages…

 

Une taupe avait dû être surprise par le froid. Il faisait meilleur sous terre!

 

 

Dans la nuit, qui était passé par là?

 

 

 

Les noisetiers et les érables, tout blancs, menaient vers les chênes et les bouleaux, gardiens de l’entrée du sous-bois et de ses mystères .

 

 

 

Le sous-bois, inextricable et silencieux, lançait-il une invitation à y entrer ou au contraire à se tenir à son orée?

 

 

 

 

 

Les chatons des noisetiers étaient chargés de neige et de gel, deux petites pommes rouges décoraient  le pommier sauvage.

 

 

J’ai pris une baguette de noisetier et j’ai écrit un poème dans la neige,

Étoiles distraites,                                                    Tombez en flocons

 

 

Sur le monde                                                                                      épuisé

 

C’est un premier essai qui sera suivi de bien d’autres. La neige a fondu mais elle va revenir.
Entre temps, j’aurai gagné en adresse et en liberté de mouvement pour y calligraphier à nouveau.

Et rendre un hommage, modeste et chaleureux, à Christian Dotremont, peintre et poète belge, cofondateur du mouvement COBRA dont il anima la revue entre 1948 et 1951. Il fut le créateur de logogrammes  (type d’œuvre spécifique dont il est le créateur du nom) sur papier… et dans les étendues enneigées de Laponie.
https://www.erudit.org/fr/revues/va/1978-v23-n91-va1177713/54825ac.pdf

 

 

 

Je vous souhaite une année 2019, créative, inspirée, éveillée.

 

___________________________________________________

Contes d’hiver et des temps bien froids

Décembre est le mois de toutes les magies de l’hiver, et c’est avec délice que nous nous glissons, enfants et adultes dans les contes qui nous ravissent depuis notre enfance.

Contes de Saint-Nicolas, Hans Trapp et Frau Berchta, contes du Père Noël et de ses rennes, contes de Babouchka accompagnée de son chien et de sa chatte, contes des Rois Mages… Ils sont nombreux ces personnages légendaires qui nous font traverser la nuit de l’hiver en nous disant le merveilleux d’autres mondes où les animaux parlent la nuit de Noël (ils ne faut surtout pas que les hommes les entendent sinon malheur à eux!), où les plus téméraires relèvent des défis malgré tous les dangers dont ils sont prévenus.

Mais les froids les plus durs de l’hiver nous donnent à voir d’autres réalités et nous incitent à poser un autre regard sur ceux qui nous entourent, là où misère ne rime pas souvent avec lumière.
Il y a des histoires très humaines de partage, d’amitié, d’amour où les enfants s’impatientent en rêvant de surprendre ce qu’ils ne doivent ni voir ni entendre, où ils demandent à cet être inconnu et bienveillant de leur apporter ce dont ils rêvent.
Par exemple Lisa rêve d’avoir un garage pour ses petites voitures et Antoine une poupée à câliner… Le matin de Noël, Antoine découvre un garage  et Lisa une poupée au pied du sapin familial.  Alors ils échangent leurs cadeaux en se disant que le Père Noël a dû se tromper de maison.

Les adolescents aussi trouvent dans les légendes de ce moment si particulier de l’année des héros qui leur montrent des voies exaltantes de réalisation :  un mauvais sort est levé par un geste de partage et  permet à un enfant de redevenir humain après plusieurs années d’errance sous la forme d’un loup.
Le voilà devenu un jeune homme et, reconnaissant, il vient frapper à la porte de celui à qui il doit son retour à la vie humaine. Mais le doute plane : il apporte avec lui un beau gâteau de fête mais aussi ce qui fit son malheur.

Au cours du mois de décembre, j’ai eu le plaisir de conter pour les petits mais aussi pour les plus grands qui, vous le savez bien, aiment retrouver ce temps de l’année où l’on s’ouvre à ce qui nous fait grandir toujours un peu plus.

 

Le mardi 4 décembre 2018

Contée à Jézainville (54) pour les                                         Contée à Loisy (54) pour
Petite et Moyenne Sections                                                     les CE2 de l’École Élémentaire
de l’École Maternelle

 

 

Le mercredi 5 décembre

 

Contée à la Médiathèque de Lingolsheim (67)

 

 

 

 

Le samedi 8 décembre

 

Contée à la Médiathèque d’Erstein (67)

 

 

 

 

 

Le mercredi 12 décembre

2 contées à la Médiathèque de l’Orangerie, à Lunéville (54)

la première pour un public familial à partir de 6 ans,
la seconde pour les petits de 3 à 5 ans

 

 

Le samedi 15 décembre

 

Contée pour la Médiathèque
de Saint-Clément (54)

 

 

Décembre prend fin et nous entrons dans l’hiver. Les jours rallongent, le froid est bien là avec gelée blanche, givre et brouillard.
Que cette saison nous permette de gagner en intériorité mais aussi en partages chaleureux et sincères afin d’arriver tout neufs dans l’énergie du printemps.

 

______________________________________________________