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Médiathèque du Val d’Argent & tataki zome







Le samedi 8 octobre, la Médiathèque du Val d’Argent m’a invitée à animer un atelier d’impression végétale par martelage.
« Taki quoi ? » « Tataki zome ! »
Il n’est pas toujours facile de se souvenir du nom de cette technique japonaise ancestrale mais ce qu’il y a de sûr c’est qu’elle enthousiasme toujours autant celles et ceux qui la découvrent.

Dès qu’ils ont eu les éléments nécessaires pour se lancer, les participants ont martelé plantes et fleurs qu’ils avaient apportées de leurs jardins, et les plantes sauvages que j’avais apportées : pissenlit, achillée millefeuille, plantain lancéolé, lierre terrestre, ronce, ortie, mais aussi : érable, aulne, noisetier, etc.


Installation de l’atelier dans la magnifique salle lambrissée de la Villa Burrus.




Concert de marteaux. Pour les oreilles fragiles, penser à venir avec des bouchons d’oreille !




Le moment le plus exaltant : la découverte du martelage après la fixation.




Rameau d’érable sycomore, sureau et pétale de rose.




Feuilles de pissenlit.




Plusieurs échantillons mis à sécher sur la margelle du balcon.




D’autres pièces imprimées, sur fond blanc ou sur fond rouge. On peut jouer avec les couleurs autant qu’avec la forme des végétaux. Tous ont des qualités différentes.




Un sac à bandoulière avec une impression de prêle. A noter : après un été chaud et sec, les végétaux ont moins de sève, d’où les pointillés qui sont visibles ici. Ce peut être un effet décoratif inattendu.




Un tee-shirt imprimé de feuilles d’ortie. Message codé de l’auteur ?




Voilà ce que fut ce bel après-midi à la Médiathèque du Val d’Argent installée dans la Villa Burrus, à Sainte-Croix-aux-Mines.
Je remercie vivement toutes les personnes de la Médiathèque qui ont fait en sorte que cet atelier puisse être programmé cet automne dans le cadre de leur saison dédiée au patrimoine textile du Val d’Argent.
Et mes remerciements vont plus particulièrement à Claire Bouvier, responsable du Secteur Adultes, qui a mis en place cet atelier et a pris toutes les photos présentées dans cet article.

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Tataki zome à Fessenheim pour les Journées du Patrimoine



La Médiathèque de Fessenheim m’a invitée à animer un atelier de tataki zome le dimanche 18 septembre à l’occasion des Journées du Patrimoine.

Cet atelier s’est déroulé dans la cour de l’Espace Muséographique Victor-Schoelcher où les participants se sont installés autour des tables disposées à cet effet.

J’explique aux participants comment imprimer sur la jupe en tenant compte du biais et du droit fil.





Ici, je montre aux participants comment faire un jeu de surimpressions sur ce pantalon avec des herbes aux nuances différentes.





Puis, ils se sont mis à l’ouvrage avec les fleurs et les feuillages qu’ils avaient apportés de leurs jardins et les herbes sauvages que j’avais cueillies.


Il y a une profusion de fleurs aux pétales frais et de toutes les couleurs.







L’épaisseur des feuilles joue sur l’impression ainsi que sa souplesse.





Tous les participants élaborent des compositions délicates.




Le temps du suspens est arrivé… Les couleurs des végétaux sont parfois modifiées dans le bain qui révèle et fixe les martelages. Il peut y avoir des déceptions, mais le plaisir de la découverte est plus important.




Et voilà, après séchage, quelques unes de impressions réalisées cet après-midi-là par les participants.




Je remercie Anissa Bouihed pour son invitation, son accueil chaleureux et les photos qu’elle a prises durant l’atelier. Merci aussi à toutes les personnes qui sont venues découvrir le tataki zome. Leur enthousiasme m’a laissé supposer qu’elles prolongeraient cette découverte et en feraient profiter leur entourage.

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Tataki zome au Centre Social Louise-Michel, à Golbey




C’est l’histoire d’une rencontre et de l’envie de transmettre cette technique pleine de surprises.

L’animatrice de la Ligue de l’Enseignement d’Epinal a très envie de faire découvrir l’impression végétale par martelage au groupe de femmes avec lesquelles elle met en place des ateliers de différentes natures.
Elle aimerait aussi qu’elles réalisent un objet avec leurs impressions sur tissu afin d’aller au bout de cette expérience.

C’est ainsi qu’est né ce projet et que je suis allée à Golbey pour 3 ateliers de 3h chacun.
L’idée était de marteler durant les 2 premières séances, et de créer un leporello au cours de la 3ème séance.

J’ai débarqué avec tout mon matériel et une glacière pleine de végétaux sauvages dans ce groupe de femmes curieuses de découvrir le tataki zome, dans une petite salle du Centre social, au milieu des immeubles et de rues éventrées par des travaux.

La mise en train a été rapide et chacune a réalisé une première impression que nous avons fixée tout de suite.




Martelage d’une feuille d’érable sycomore.




Martelage d’une fougère.




Martelage d’un rameau d’aulne glutineux : ça colle !




Voici l’érable sycomore une fois fixé.




La fougère.



Pour la 3ème séance, chaque participante a choisi deux impressions qu’elle avait martelée pour habiller les couvertures du leporello. Après calcul, pliage de la bande de papier en accordéon, et collage sur les deux couvertures, elles étaient satisfaites de leur création, et il y avait de quoi. Jugez-en par vous-même !



Leporello avec des feuilles de clématite.




Leporello avec une rose sur tige et ses feuilles.




Leporello avec une feuille de renoncule.




Leporello avec une feuille de fougère.




Merci à Marie pour cette initiative qui nous a toutes réjouies.
J’ai été aussi particulièrement touchée que les participantes aient très envie de prolonger cet atelier en créant d’autres objets pour en faire des cadeaux ou pour les vendre dans le cadre de leur association afin de constituer une cagnotte qui financerait un projet qui leur tient à coeur.



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Gérardmer et le tataki zome





Le printemps et le début de l’été se prêtent particulièrement bien à cette activité artistique.
C’est ainsi que j’ai été invitée par le Secours Catholique au Jardin de Jamagne, à Gérardmer, ville renommée pour ses industries textiles, entre autres .

Ce jardin partagé, en bordure de la Jamagne, est une petite oasis où poussent fleurs et légumes au gré des besoins et de la fantaisie des jardiniers.

A l’entrée du jardin



Impression-souvenir réalisée par une fidèle participante



Durant la première séance, ce sont les jardiniers qui sont venus découvrir cette technique. Les voilà à l’oeuvre.


L’un des jardiniers les plus fervents.



Un autre, très appliqué.



Belle impression ! A gauche de l’ache, à droite un rameau de cerisier.



Voilà quelques unes des impressions qu’ils ont réalisées dans l’après-midi.



Quelques jours plus tard, toujours à Gérardmer, se tenait le troc-plantes des Incroyables Potagers.
Là encore, les participants à ce troc et les visiteurs ont pu marteler quelques végétaux sur des carrés de coton mis à leur disposition. Malgré la chaleur, ils ont empoigné un marteau et choisi qui une feuille, qui une fleur. Leur surprise et leur joie étaient réjouissantes à voir.


Une personne du troc-plantes



Une adepte qui a le coup de marteau assuré.



Découvrir délicatement l’impression pour en vérifier la qualité sans décaler les éléments.



Quelques semaines plus tard, je suis revenue au Jardin de Jamagne pour initier 3 classes de primaire à cette technique d’impression à l’occasion de la journée « Portes ouvertes » organisée par le Secours Catholique.


A l’accueil.



Petit clin d’oeil aux expressions imagées du français



Derniers préparatifs avant l’arrivée des écoliers.



Un premier groupe arrive…



Après le martelage, le fixage et le rinçage… C’est l’occasion pour les enfants de se rafraîchir les mains dans l’eau fraîche puisée dans la rivière.



L’étendage des oeuvres sur le fil est le moment où l’on observe chaque détail de l’impression que l’on a martelée et de celle de ses copains !



L’heure tourne… Les enfants sont rassemblés par leurs professeurs et reprennent le chemin de l’école avec leurs oeuvres. Certains se sont promis de réessayer.


Au jardin, tout va bien !



Merci à toutes les personnes, aux collectivités et aux associations qui se sont investies dans ce projet pour qu’il se concrétise.
Et bonnes récoltes à tous les jardiniers qui prennent soin de la terre qu’ils cultivent avec tant de soin.

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St-Dié des Vosges : Contes et céramique




Au Lycée Jean-Baptiste Jacques-Augustin de Saint-Dié des Vosges, les professeures de la classe de 1ère ASSP (Accompagnement, Soin et Service à la Personne) ont fait appel à Olivia Lefevre, céramiste, et moi, conteuse, pour permettre aux élèves de réaliser leur chef-d’oeuvre, pièce qu’elles devront présenter l’an prochain aux épreuves du Bac.

Le thème retenu était « lutter contre l’addiction aux écrans ». Ce travail a été réalisé en 3 séances de 3 heures par demi-classe et une séance finale de 3 heures .
Dans le groupe « Céramique », chacune des élèves a modelé un personnage qui figurerait dans le conte qu’elle co-créerait plus tard.

Dans le groupe « Conte & expression orale », les élèves se sont regroupées par 2, 3 ou 4 et ont inventé un conte dont elle imaginerait ensuite le personnage en argile.

Voici quelques photos de la séance de restitution qui a eu lieu en plein air, dans un jardin proche du lycée.


Quelques uns des personnages modelés par les élèves…





d’autres,




d’autres encore.








Et voici les élèves lisant leur conte par groupe devant la classe.























Cette restitution a permis à toutes de découvrir le travail réalisé individuellement et en groupe.

Tous mes remerciements vont aux professeures qui ont mis en place ce projet et l’ont soutenu avec leur dynamisme et leur motivation.
Merci aussi aux élèves qui ont compris l’enjeu de cette action et ont fait preuve de créativité.

Et un grand merci chaleureux à Olivia Lefevre, céramiste et amie, avec qui j’ai eu le plaisir de collaborer à ce projet.


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Ste-Marie-aux-Mines : Conte & expression orale au lycée

Le Lycée Louise Weiss, de Sainte-Marie aux Mines, m’a invitée à intervenir cette année, dans le cadre de son projet « Conte et expression orale », dans une classe de 3ème Préparation Métiers avec leur professeur de français.

Le projet consistait à imaginer un conte qui se tiendrait dans le Val d’Argent, et dont l’un des personnages serait une sorcière (il y en a eu beaucoup dans les siècles passés).
Le but était d’enregistrer le conte imaginé, de le découper en séquences, et de le rendre accessible au public grâce à des QRcode disposés le long d’un sentier de randonnée.

En amont de l’écriture collective du conte, les élèves ont fait des recherches avec leur professeur aux Archives du Val d’Argent. Ils y ont puisé des informations sur l’histoire locale dont ils ont émaillé leur récit.

Mon intervention, au fil des différentes séances, a porté sur la différence entre littérature orale et littérature écrite, sur la différence existant entre dire un conte et le lire, sur le choix que l’on fait d’un conte et, ensuite, tout le travail nécessaire avant de le conter au public auquel on le destine.
À titre d’exemples, j’ai conté au cours de ces séances des contes de différentes origines géographiques en restant proche du thème de la sorcière.

Le projet final demandait aux élèves d’enregistrer le conte qu’ils avaient inventé. En le disant ou en le lisant, finalement ?
L’exercice est bien différent ! La liberté du conteur réside dans sa capacité à être un créateur de mondes immédiat.

Ne sachant pas ce que chacun d’entre eux choisirait, je leur ai proposé des exercices de lecture à voix haute après avoir mis l’accent sur des exercices de détente, de respiration, sur la prononciation et l’articulation, l’expressivité de la voix, son rythme et son volume.

J’avais apporté quelques-uns de mes livres « Jeunesse ». Ils étaient de format poche ou album, rigides ou souples, ce qui permettait aux élèves de comprendre concrètement que la lecture à un public d’enfants (comme le voulait aussi une partie de leur projet) impliquait de lire et de manipuler un livre sans perdre le fil de son histoire ni l’attention du public.

Ils ont choisi un livre, se sont exercés puis ont lu à la classe l’extrait qu’ils avaient sélectionné et ont été enregistrés pour s’écouter et repérer ce qui était bien et ce qu’il leur faudrait améliorer.

L’exercice s’est révélé très intéressant car ils ont été très attentifs et coopératifs entre eux, donnant leur avis, faisant part de leur étonnement parfois, et jouant le jeu sincèrement. Parmi eux, deux jeunes filles ont lu un dialogue à deux voix (ce qui n’est pas évident « à froid ») et un garçon a lu un passage qu’il a commencé avec une lecture fluide et a terminé en le slamant d’une façon à peine perceptible.

Le texte de ce conte initiatique pour enfants où une petite fille fait preuve d’un grand courage face aux épreuves qu’elle choisit d’affronter se prêtait bien à ce rythme qu’il lui avait spontanément impulsé.

Mon intervention s’arrêtait là, avec cette dernière séance.
Le professeur et ses élèves vont poursuivre pour mener à bien ce projet et enregistrer ce conte. J’espère qu’un jour, en passant sur un sentier de montagne à Sainte-Marie-aux-Mines, je pourrai entendre « Sorcellerie au Chalmont », le conte qu’ils ont créé.

Tous mes remerciements vont aux professeurs qui se sont impliqués dans ce projet et sa mise en place administrative (toujours plus compliquée d’année en année !) et aux élèves qui ont participé activement à ces ateliers.

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Sarrebourg : après-midi contes au Collège Pierre Messmer




La Bibliothèque municipale et le Collège Pierre Messmer, de Sarrebourg, m’ont invitée à venir conter pour les 40 élèves de classes ULIS et SEGPA dans le cadre de leur partenariat.

Collège Pierre Messmer, Sarrebourg

Bien que le printemps soit officiellement arrivé sur nos calendriers, le thème de ma contée était :

« Petits contes d’hiver et des temps bien froids ».

Ce n’était pas de nos hivers qu’il était question, mais de l’hiver polaire.
De celui qui prend tôt à la fin de l’été et finit tard, au printemps bien avancé.
De celui qui plonge toute vie dans une nuit lumineuse et glacée pendant des mois.
De celui qui fonde les mythes créateurs, les légendes chamaniques et les contes facétieux ou cruels.
De celui qui rassemblait les familles à la chasse, à la pêche, dans une connaissance précise d’une nature dont ils faisaient partie intégrante.

Élèves et professeurs étaient assis en cercle. J’avais disposé huit cartes retournées sur une table. Au verso, il y avait le titre d’un conte.
Chaque élève qui l’a souhaité est venu tirer une carte et j’ai dit le conte « tiré », inuit ou sibérien.
Les élèves ont ensuite posé des questions sur ces civilisations si particulières qui ont traversé les siècles et les millénaires de l’histoire des humains.

Ces civilisations sont en train de disparaître depuis un peu plus de cinquante ans à cause de l’exploitation minière et pétrolière, de la prolifération des équipements militaires et du réchauffement climatique qui modifie complètement et très rapidement leur mode de vie.

Alors, pour mémoire et en hommage à ces hommes et à ces femmes qui s’adaptent tant bien que mal à ces changements brutaux et imposés par d’autres humains aux intérêts bien loin des leurs et ignorants de leurs cultures,
pour eux qui assistent impuissants à la disparition de ce qui les a forgés au fil du temps à la fois si long et si court de l’humanité,
j’ai conté leurs légendes et j’ai modestement essayé de décrire certains aspects de leur rude mode vie où l’humour, le rire, le chant et les jeux sont très présents. Aussi.

Cet après-midi s’est terminé sur ces échanges très riches avec les élèves et les professeurs, souvent intrigués ou heurtés par des coutumes si différentes des nôtres.

Tous mes remerciements vont aux personnes du Collège Pierre Messmer et à Virginie Musial, responsable de la Bibliothèque municipale de Sarrebourg, qui ont contribué à la mise en place de ce projet et à la réussite de ce moment partagé de découverte.

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De fil et de papier

Coudre mes carnets est une activité où se tissent rêveries et décisions pratiques.
Leur réalisation oblige à une rigueur d’exécution certaine.

En voilà quelques nouveaux, avant d’entreprendre d’autres expériences encore.

Carnet « Acanthe »


Carnet « Prêle & Aulne »


Carnet « Chélidoine »


Carnet « Chèvrefeuille »


Carnet « Coréopsis »


Carnet « Nandina »


Carnet « Avocat »


Carnet « Prêle »


Leporello « Jour rouge »


D’autres sont en cours de fabrication. A bientôt pour vous les présenter.


Nouvelle année ? Nouveaux projets !

Si vous m’avez suivie ces trois dernières années dans mes réalisations de tataki zome (impression végétale par martelage) et de teinture végétale, peut-être vous êtes-vous posé la question de savoir ce que je faisais ensuite de toutes ces pièces de tissu.

Beaucoup ont fait office d’emballage cadeau dans la tradition, japonaise elle aussi, du furoshiki, où l’emballage est déjà un cadeau en tant que tel. Il a l’intérêt, de plus, d’être réutilisable et non polluant.

J’en ai valorisé d’autres en en faisant des panneaux décoratifs, des sacs à bandoulière, etc.
Mes amis et ma famille en ont reçu sous toutes ces formes.

Ces dernières semaines, j’ai renoué avec une technique que j’avais découverte il y a trois ans (voir l’article de février 2019) mais que j’avais peu réutilisée par la suite : la reliure.

C’est une valorisation différente et originale de mes impressions végétales. Les formats ne sont pas toujours standardisés. Ces carnets sont reliés avec la technique dite « belge » que j’aime particulièrement.
En voici quelques-uns :


Carnet « Bouleau »


Carnet « Viorne »


Carnet « Erable »


Carnet « Asparagus »


Carnet « Violette »


Carnet « Eschscholtzia »


Parallèlement à ces carnets reliés, j’ai aussi fabriqué quelques leporellos.

Leporello « Pissenlit »


Leporello « Glycine »


En fabriquant ces premiers carnets, d’autres idées me sont venues.
Vous le savez bien : c’est en faisant que viennent les idées !

A bientôt pour d’autres créations.


Et hopla ! Bonjour 2022…





Petit retour sur la fin 2021… avec la fête de l’hiver et de Noël. Tant de contes, tant de légendes nous disent l’hiver et ses misères, l’hiver et ses merveilles…


Pour accueillir cette saison, le mieux est de conter et de chanter.
La médiathèque de Willgottheim m’y a invitée et j’ai partagé des contes de froidure, d’aurores boréales et de glace avec mon auditoire. Il y avait aussi un loup-garou qui redevint homme, Babouchka qui se lança à la recherche du petit prince qui vient de naître, la petite étoile de la forêt sauvée par une femme qui rentrait chez elle, et les histoires des enfants qui attendent Noël avec impatience, curiosité, exigence…
Merci beaucoup aux personnes de la médiathèque qui ont permis cette rencontre avec des enfants très curieux de la suite que pouvaient avoir certaines légendes.






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Mais l’hiver n’est pas une saison enchantée pour tous, la saison froide est l’occasion de nouvelles inquiétudes pour la santé de beaucoup d’entre nous, alors j’ai terminé cette contée sur le poème d’Edmond Rostand dont je vous ai parlé il y a deux ans « Les Rois mages » qui met l’accent sur les valeurs altruistes et pragmatiques qui nous sauvent la vie tout autant que les valeurs spirituelles.
Pour mémoire, le voici :

Les Rois mages,
d’Edmond Rostand

Ils perdirent l’étoile, un soir ; pourquoi perd-on
L’étoile ? Pour l’avoir parfois trop regardée,
Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée,
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.
Ils firent des calculs, grattèrent leur menton,
Mais l’étoile avait fui, comme fuit une idée.
Et ces hommes dont l’âme eût soif d’être guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.
Mais le pauvre roi noir, méprisé des deux autres,
Se dit « Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,
Il faut donner quand même à boire aux animaux. »
Et, tandis qu’il tenait son seau d’eau par son anse,
Dans l’humble rond de ciel où buvaient les chameaux
Il vit l’étoile d’or, qui dansait en silence.


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Je vous souhaite à tous une bonne année 2022.