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Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques

Petit conte de printemps

Le Lièvre de Pâques vient déposer dans les jardins les œufs colorés et décorés que les enfants cherchent avec joie à Pâques.

Cette survivance d’une fête païenne, reprise par le christianisme, est célébrée chaque année pour l’arrivée du printemps. Elle est l’occasion de réjouissances partagées.
Le Lièvre de Pâques, que l’on trouve surtout dans les traditions de l’Est de la France et outre-Rhin, est la vedette de cette période et il lui arrive bien des aventures.
Mais qui est-il ? Comment vit-il tout le reste de l’année ?

C’est ce que vous découvrirez en venant écouter les aventures de Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques, et de sa petite sœur Ostara qui m’ont raconté ce que vous entendrez.


Cela se passe dans un village tranquille niché dans les montagnes. Tranquille, mais très vivant !


Orion, le coq noir,
Pattes-à-Plumes, la poule dorée,
Belle-Crête, la poule bleue à liseré noir

Mille-Bonheurs,
le Lièvre de Pâques

Dans cette contée de 30 minutes, les aventures se succèdent au poulailler et des œufs disparaissent. Mais les deux poules Belle-Crête et Pattes-à-Plumes finiront par connaître le fin mot de l’histoire…

« Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques » est un conte que j’ai créé, ainsi que les deux chansons, « Petites poules » et « Le saule est en fleurs « .
J’ai inclus deux petits contes traditionnels que j’ai adaptés et j’ai peint le décor dont il y a des détails ci-dessus.

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Atelier conte : de la voix à l’image

Cet atelier, organisé par l’association Kaléidoscope de Jarville-La -Malgrange, s’est déroulé en 6 séances de 2 heures. Il était destiné aux enfants ayant entre 3 et 5 ans et à leur parents. Le but était de réunir les parents (ce sont surtout les mamans qui sont venues) et leurs jeunes enfants pour partager un moment de détente autour du conte.

J’avais apporté mes albums jeunesse, mon butai avec les contes dont j’ai peint les images, des marionnettes à doigt (le panda et le lama ont eu un grand succès).
Pour la circonstance , j’avais fabriqué un bâton de paroles : un bâton de noisetier sur lequel j’avais suspendu avec des rubans des formes en papier sur lesquelles, au fil de la séance, j’écrivais ce que les mamans et les enfants racontaient et chantaient. Car eux aussi avaient la parole, bien sûr.

Le bâton de parole, comme son nom l’indique, donne à celui qui l’a en main autorité pour parler sans être interrompu .

La seconde partie de l’atelier consistait à dessiner un personnage ou un élément important des contes et des chansons partagés précédemment.
Le but était de relier la totalité des dessins et images réalisés au cours des séances en un livre collectif, souvenir de ces moments où l’imaginaire sollicité renvoyait les adultes à un conte ou une chanson de leur enfance devant leurs enfants qu’ils n’avaient pas toujours eu l’occasion de dire.

Le dessin de Rania, 2 ans 1/2 : tout un monde!

Le dessin d’Abderhamane,
5 ans 1/2 : des chiffres et des lettres. Un vrai sans faute !

Le dessin de Zayd : 2 ans 1/2 : essayer tous les crayons.

Le dessin de Sabrine, une maman : l’image d’une vie heureuse et harmonieuse.

Voilà le livre terminé : j’ai assemblé tous les dessins (sur papier Canson au format 24 x 32) et les ai reliés avec la technique de la reliure japonaise. Il restera à l’association en souvenir de ces séances.



Carnets divers

Ce mois de février me permet de découvrir des activités que je n’avais pas encore abordées, du moins avec ces techniques :

La reliure copte

Voici le carnet fabriqué avec une reliure copte. A l’intérieur, des cahiers de papier gris et une couverture de carton gris épais cousue avec de la ficelle de jute (à éviter car très fragile).


La reliure japonaise

s Voici le carnet fabriqué avec une reliure japonaise. J’ai utilisé les mêmes papiers, carton et ficelle de jute. C’est la technique d’assemblage qui est très différente et la prochaine fois je prendrai un fil beaucoup plus résistant.


Cette première expérience était faite de tous les hasards de la découverte mais elle m’a donné envie de recommencer et déjà j’entrevoyais ce qu’il serait possible d’inventer comme habillages et typographies au gré de l’inspiration et des limites imposées par les matériaux choisis.

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2019 : les vœux en neige

Premiers jours de janvier 2019.
La tradition est d’adresser ses vœux à tous ceux qui nous sont proches et chers, à ceux avec qui nous sommes en relation. Comment être sûr de ne pas oublier quelqu’un ?

Le mieux est de se rendre dans un lieu que l’on aime, d’embrasser l’espace et tout ce qu’il contient à l’instant même où l’on y est présent. Et dans cette immensité, chacun trouvera ce qui lui revient.

C’est ce que j’ai fait en ce début janvier et j’ai posé mes pas crissants sur la page blanche qu’était devenu le pré.  Certains avaient déjà laissé des messages…

 

Une taupe avait dû être surprise par le froid. Il faisait meilleur sous terre!

 

 

Dans la nuit, qui était passé par là?

 

 

 

Les noisetiers et les érables, tout blancs, menaient vers les chênes et les bouleaux, gardiens de l’entrée du sous-bois et de ses mystères .

 

 

 

Le sous-bois, inextricable et silencieux, lançait-il une invitation à y entrer ou au contraire à se tenir à son orée?

 

 

 

 

 

Les chatons des noisetiers étaient chargés de neige et de gel, deux petites pommes rouges décoraient  le pommier sauvage.

 

 

J’ai pris une baguette de noisetier et j’ai écrit un poème dans la neige,

Étoiles distraites,                                                    Tombez en flocons

 

 

Sur le monde                                                                                      épuisé

 

C’est un premier essai qui sera suivi de bien d’autres. La neige a fondu mais elle va revenir.
Entre temps, j’aurai gagné en adresse et en liberté de mouvement pour y calligraphier à nouveau.

Et rendre un hommage, modeste et chaleureux, à Christian Dotremont, peintre et poète belge, cofondateur du mouvement COBRA dont il anima la revue entre 1948 et 1951. Il fut le créateur de logogrammes  (type d’œuvre spécifique dont il est le créateur du nom) sur papier… et dans les étendues enneigées de Laponie.
https://www.erudit.org/fr/revues/va/1978-v23-n91-va1177713/54825ac.pdf

 

 

 

Je vous souhaite une année 2019, créative, inspirée, éveillée.

 

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Contes d’hiver et des temps bien froids

Décembre est le mois de toutes les magies de l’hiver, et c’est avec délice que nous nous glissons, enfants et adultes dans les contes qui nous ravissent depuis notre enfance.

Contes de Saint-Nicolas, Hans Trapp et Frau Berchta, contes du Père Noël et de ses rennes, contes de Babouchka accompagnée de son chien et de sa chatte, contes des Rois Mages… Ils sont nombreux ces personnages légendaires qui nous font traverser la nuit de l’hiver en nous disant le merveilleux d’autres mondes où les animaux parlent la nuit de Noël (ils ne faut surtout pas que les hommes les entendent sinon malheur à eux!), où les plus téméraires relèvent des défis malgré tous les dangers dont ils sont prévenus.

Mais les froids les plus durs de l’hiver nous donnent à voir d’autres réalités et nous incitent à poser un autre regard sur ceux qui nous entourent, là où misère ne rime pas souvent avec lumière.
Il y a des histoires très humaines de partage, d’amitié, d’amour où les enfants s’impatientent en rêvant de surprendre ce qu’ils ne doivent ni voir ni entendre, où ils demandent à cet être inconnu et bienveillant de leur apporter ce dont ils rêvent.
Par exemple Lisa rêve d’avoir un garage pour ses petites voitures et Antoine une poupée à câliner… Le matin de Noël, Antoine découvre un garage  et Lisa une poupée au pied du sapin familial.  Alors ils échangent leurs cadeaux en se disant que le Père Noël a dû se tromper de maison.

Les adolescents aussi trouvent dans les légendes de ce moment si particulier de l’année des héros qui leur montrent des voies exaltantes de réalisation :  un mauvais sort est levé par un geste de partage et  permet à un enfant de redevenir humain après plusieurs années d’errance sous la forme d’un loup.
Le voilà devenu un jeune homme et, reconnaissant, il vient frapper à la porte de celui à qui il doit son retour à la vie humaine. Mais le doute plane : il apporte avec lui un beau gâteau de fête mais aussi ce qui fit son malheur.

Au cours du mois de décembre, j’ai eu le plaisir de conter pour les petits mais aussi pour les plus grands qui, vous le savez bien, aiment retrouver ce temps de l’année où l’on s’ouvre à ce qui nous fait grandir toujours un peu plus.

 

Le mardi 4 décembre 2018

Contée à Jézainville (54) pour les                                         Contée à Loisy (54) pour
Petite et Moyenne Sections                                                     les CE2 de l’École Élémentaire
de l’École Maternelle

 

 

Le mercredi 5 décembre

 

Contée à la Médiathèque de Lingolsheim (67)

 

 

 

 

Le samedi 8 décembre

 

Contée à la Médiathèque d’Erstein (67)

 

 

 

 

 

Le mercredi 12 décembre

2 contées à la Médiathèque de l’Orangerie, à Lunéville (54)

la première pour un public familial à partir de 6 ans,
la seconde pour les petits de 3 à 5 ans

 

 

Le samedi 15 décembre

 

Contée pour la Médiathèque
de Saint-Clément (54)

 

 

Décembre prend fin et nous entrons dans l’hiver. Les jours rallongent, le froid est bien là avec gelée blanche, givre et brouillard.
Que cette saison nous permette de gagner en intériorité mais aussi en partages chaleureux et sincères afin d’arriver tout neufs dans l’énergie du printemps.

 

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Broder la neige, le vent et le brouillard

Broder la neige, le vent et le brouillard…

Voilà le défi que je me suis lancé en cette fin d’année. Le défi n’était pas le but en lui-même, bien sûr.
J’ai imaginé qu’un voile habillant le butai avant de dire les contes d’hiver serait approprié. Le temps de réunir les éléments (voilages divers, ouate, fil…)  et les idées venaient au fur et à mesure de la réalisation.

En voici déjà une photo. Mais le travail est loin d’être terminé!

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« Rencontre avec… le Portugal » dans les Vosges

Le Portugal, pays petit par sa taille et grand par son  histoire,  ne manque ni de contes ni de légendes.

La Médiathèque Départementale des Vosges le met à l’honneur cette année pour son festival annuel de contes « Rencontre avec… « .
À ce titre, j’ai été invitée à conter dans deux médiathèques du département, Docelles et Nompatelize, où le public a été au rendez-vous pour écouter de toutes ses oreilles les contes que j’avais choisi de partager avec lui.

 

L’amour fou d’un émir de l’Algarve pour son épouse nordique sauvera-t-il celle-ci de la mort? Mélancolique, partagée entre la nostalgie de son pays perdu et l’amour qu’elle-même voue à son époux, la princesse  se défait doucement.
Son époux, dans un songe…


Photo Shirley VEER

 

 


Photos Isabelle Friry

 

Entre temps, le conteur invité à la cour de l’émir déroule ses péripéties de voyage à l’assemblée réunie : un pauvre laboureur et une misérable femme concluent un pacte avec la Mort. Chacun des deux a vu son destin changer, pour un temps ou pour l’éternité.
Quant au moine mendiant, il a su déjouer avec humour l’avarice sordide des paysans qui le laissaient mourir de faim à leur table.

C’est ainsi : injustice, pauvreté, maladie et mort hantent nombre de ces contes.
En contrepoint, la ténacité, l’humour et la malice des laissés pour compte nous en apprennent beaucoup sur leur capacité à se servir de leurs faiblesses et à utiliser les forces les plus contraires pour s’en faire des alliées, même à leurs risques et périls.

 

Photo Shirley VEER

 

Comme souventes fois, les contes nous donnent des indications sur la route à suivre dans nos propres vies : prendre des risques, ne pas s’identifier pas à sa situation (qui est souvent l’image que les autres ont de la personne par manque de réflexion ou parce que cela les arrange ), et avancer avec foi et sans amertume.

Merci à la Médiathèque Départementale des Vosges et aux médiathèques de Docelles et de Nompatelize pour leur accueil chaleureux et leur assistance technique qui ont permis à ces deux soirées d’être si conviviales.

 

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Rosheim : la 20ème fête de la Citrouille

Dimanche 14 octobre, l’association des Planteurs et Amis de la Citrouille fêtait les citrouilles pour la vingtième année consécutive.

Invitée pour la deuxième fois à y conter des légendes de citrouilles, je m’y suis rendue avec le même enthousiasme que l’an dernier et j’ai entraîné mon amie conteuse Maïkan à la fête.
Toutes les deux nous avons alterné des contes de sorcières (pour elle) et des légendes de citrouilles (pour moi).

Le public qui, pour notre plus grand bonheur allait de « 7 à 77 ans » selon l’expression consacrée, était attentif, réactif et joyeux.
Enfin des adultes qui avaient envie de s’émerveiller!
Enfin des adolescents et des enfants qui n’avaient pas peur d’être ridicules en venant écouter « des histoires »!

Après notre contée, nous sommes allées à la rencontre des associations présentes et à la découverte des citrouilles décorées et puis il a fallu repartir .

Voici trois photos qui témoignent de la diversité des inspirations mais aussi d’un humour toujours très présent lors de cette fête :

La poule et ses poussins,                                           L’écureuil dans son nid

 

et la reine de la Fête…

 

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« Le Jour de la Nuit » à Dieulouard

Dieulouard fêtait cette année encore « Le Jour de la Nuit » et souhaitait marquer cette journée avec une programmation d’animations ayant trait à l’événement en proposant  un atelier de fabrication de lanternes, des conférences pour réaliser des économies d’énergie, une observation du ciel le soir, et une contée.
De nombreuses personnes étaient invitées à intervenir ce samedi.

C’est avec « Du crépuscule à l’aurore », ma contée qui prend le public par la main pour traverser la nuit avec un petit guide aussi sauvage qu’insolite, que la journée a été inaugurée.

Conter les mystères de la nuit par une après-midi ensoleillée et chaude comme si nous étions en plein été demandait au public de l’imagination. Mais les enfants et les adultes se sont pris au jeu, et nous avons découvert où se trouve la demeure des fées, comment la lune fait plier un dragon furieux, l’origine des constellations pour les Amérindiens…

J’ai été chaleureusement accueillie dans la médiathèque intercommunale et je remercie toutes les personnes qui ont permis ce bon moment partagé.

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Impressions (textiles) d’automne

Fêtons le dernier jour de septembre avec de nouvelles expériences de teinture végétale!

Grâce aux récoltes faites au cours de l’été, j’ai fait d’autres expériences de martelage avec :

Des pissenlits aux feuilles très déchiquetées… De vraies dents de lion!

 

De jeunes feuilles d’aulne venues d’un recépage féroce décidé par une entreprise à la mi-août. Ne pouvait-on pas attendre la descente de sève?

 

 

De jeunes feuilles d’érable martelées,

 

 

puis le tissu a été mordancé au fer

 

 

et la bande enroulée, ligaturée et plongée dans un bain de teinture de pelures d’oignon jaune.

 

 

 

Des feuilles de sumac rouges martelées,

 

 

 

Après mordançage, surprise : le beau rouge rosé devient un noir violacé, un peu baveux.

 

 

 

Le tissu est plongé dans un bain de teinture de pelures d’oignon jaune…
Ce qui donne ce jeu de couleur dû aux ligatures et un effet palimpseste avec les feuilles de sumac.

 

 

 

 

Ici, une pousse de ronce a été enroulée dans la bande de tissu, ligaturée, et plongée dans un bain de teinture de pelures d’oignon jaune.
La cuisson a imprimé la ronce, ensuite la bande de tissu a été mordancée au fer, ce qui a fixé l’impression et en a accentué le contraste.

 

 

 

 

 

Sur ce morceau de coton, le sumac est encore à l’honneur.

 

 

 

 

 

Sur cette bande de tissu, les plantes ont été imprimées par la cuisson dans le bain de teinture à la pelure d’oignon rouge mais sont très peu visibles. Comme je souhaite conserver cet orangé lumineux, c’est au pinceau que je mordance en devinant les lignes imprimées par les plantes et les herbes.

 

 

 

 

 

Même travail opéré sur une toile d’une autre nature, très épaisse et raide.

 

 

 

 

 

 

Là encore, c’est un travail au pinceau,
pensé comme un jeu de calligraphie

 

 

 

Voilà deux photos d’une longue bande de tissu imprimée de feuilles de ronces, de longues feuilles d’herbes et de feuilles d’érable.
Sur la première, on distingue facilement le dessin vertical que font les ligatures et les bandes horizontales qui sont dues à l’enroulement de la bande sur un bâton.
Sur la deuxième, on voit que la teinture a moins pénétré l’épaisseur du tissu, mais la nuance pêche est aussi douce que les nuances de gris des feuilles d’érable.

 

Sur cette pièce de tissu, je ne me souviens plus quels sont les végétaux employés…
La première cuisson a été faite dans un bain de teinture de pelure d’oignon jaune. Après le mordançage du végétal,  l’effet n’étant satisfaisant, j’ai enroulé un autre végétal sur la bande et fait une deuxième cuisson mais dans un bain de teinture à la pelure d’oignon rouge. La surimpression m’a paru plus intéressante.

Mes expériences reprendront plus tard. Les contes m’appellent!
A bientôt

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