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SAMSAH de St-Dié des Vosges, le livre des 5 ateliers « Sensibilité »

Les cinq ateliers organisés par le SAMSAH de Saint-Dié des Vosges se sont terminés le 3 octobre avec un atelier proposé sur le sens du goût.
Petite dégustation et contes de saveurs ont accompagné cette dernière séance.
Ensuite, j’ai fabriqué un livre reliant les travaux des participants, ce qui leur permet ainsi qu’au service du SAMSAH de garder une trace de ces séances. En voici quelques photos :

Ateliers « Sensibilité » :
1ère de couverture



Ateliers « Sensibilité » : présentation du contexte dans lequel ont été mis en place les ateliers.

Atelier « Vue » :
un dessin illustrant un conte où interfèrent la vue et l’ouïe.

Atelier « Vue » :
un collage illustrant le rêve d’une participante.

Atelier « Toucher » :
un collage utilisant quelques unes des matières que j’avais apportées pour en différencier les sensations.

Atelier « Ouïe » :
un dessin reprenant une illustration du « Joueur de flûte de Hamelin », l’un des contes que j’ai dits au cours de cet atelier.

Atelier « Goût » :
un collage illustrant les saveurs que nous connaissons grâce à différentes denrées.

Et le livre est refermé!
4ème de couverture.

Il n’y a pas de page pour illustrer l’atelier « Odorat » ?
Au cours de cet atelier, j’avais apporté des flacons contenant des senteurs variées que les participants ont identifiées et notées sur un questionnaire qu’ils ont emporté à l’issue de la séance.

Avec mes remerciements à Madame Dubost, responsable du SAMSAH de Saint-Dié des Vosges, qui a permis la mise en place de ces ateliers,
et aux participants et à leurs familles qui se sont prêtés au jeu au fil des séances.

Oralsace à Strasbourg

Les 28 et 29 septembre derniers, la Maison des Associations de Strasbourg organisait la « Rentrée des Associations » au Parc de la Citadelle.
Le Collectif de conteurs Oralsace a décidé d’y prendre place cette année.

C’était une belle occasion de rencontrer d’autres associations et des organisateurs de manifestations mais aussi des amateurs de contes et de légendes, enfants et adultes, qui sont venus dans le parc écouter les « Contes lovés » sous la tonnelle ou des « Contes à la volée » dans les allées.

Voilà le stand d’Oralsace en cours d’installation. Davantage d’informations seront disponibles bientôt sur le site du Collectif :www.oralsace.net

Durant le week-end, les conteurs se sont relayé entre le stand et le parc auprès d’un public nombreux et intéressé.
En fin de journée, quand les oiseaux sont revenus dans les branches des grands arbres, le soleil a illuminé une dernière fois les cimes avant de laisser la place à l’ombre d’une nuit sans lune. Et tout s’est tu, jusqu’au lendemain matin.

A la manière de Claude Monet

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Patchwork, broderie, teinture, tataki zome…

Septembre est encore un mois de récoltes où tous les sens sont appelés à se réjouir de ce qui leur est offert.

C’est aussi le moment du Carrefour Européen du Patchwork de Sainte-Marie aux Mines, dans le Haut-Rhin. Cette année encore je suis allée à ce rendez-vous où l’on peut retrouver les œuvres nouvelles d’artistes ayant exposé les années précédentes et de nouveaux artistes, aux inspirations les plus variées.

Cette année, l’invitée d’honneur est Anne Woringer qui a présenté à l’espace des Tisserands une belle série de pièces : « Passion indigo ». Teinture, quilting, broderie…
Ici « Crop circles ».

J’avais repéré les autres expositions que je tenais à visiter, notamment celle de l’association Guldusi qui présente et vend des broderies faites par des femmes afghanes.
L’inspiration et la beauté des points sont chaque année plus fines.

Ici, un grand carré brodé de fleurs variées.
(Association Guldusi, projet germano-afghan).

Là, des fleurs éclatantes de printemps. des narcisses, peut-être?
(Association Guldusi, projet germano-afghan).

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De mon côté, la météo de ce mois de septembre me permet encore de faire quelques impressions par martelage et des essais de teinture végétale.

Ici, un essai d’impression de vigne vierge quinquefolia sur une chemise de soie qui a déjà été teinte avec peaux et noyaux d’avocat puis mordancée à l’acétate de fer. Le rouge n’a pas tenu après le second bain dans l’acétate de fer. Dommage.

Là, une veste cousue dans un drap ancien brodé. Elle est teinte en rose dans un bain de noyaux et peaux d’avocat et imprimée de vigne vierge quinquefolia. Pas de mordançage dans l’acétate de fer qui l’aurait colorée en gris-beige pour le fond et en gris vert pour les feuilles.
Quelle sera la résistance des couleurs à la lumière?

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Tataki zome : impressions récentes

L’été, chaud et sec, a durci certains feuillages et les impressions par martelage offrent des motifs différents, tant par leurs nuances que leurs graphismes.
Ce sont donc des expériences passionnantes parce que pleines d’imprévu que j’ai poursuivies au mois d’août.

Ici, un torchon basque en lin, imprimé d’une guirlande de feuilles de chasselas, avant mordançage.

Le même torchon après mordançage.

Une feuille de chou rouge, avant mordançage.

Cette même feuille, après mordançage.
J’aimais beaucoup le violet de la feuille avant mordançage et je vais faire en sorte de trouver le moyen de le fixer ainsi mais le bleu obtenu ensuite me plaît aussi.
Le bleu est tellement rare à obtenir et à conserver!

Un tournesol, avant mordançage.

Le même, immédiatement après mordançage.
Comme les autres végétaux, il a perdu la vivacité de ses couleurs. Et quelques semaines plus tard, les feuilles sont restées vert foncé mais la fleur est devenue gris-vert.


Ici, un torchon en coton dont les indications écrites étaient imprimées avant le martelage des feuilles de chasselas.
Suspendu dans la vigne d’origine, il y a presque un effet de trompe-l’oeil dû aux jeux d’ombre et de lumière.


Tataki zome à la Bibliothèque Municipale de Ribérac

Le 10 juillet, la Bibliothèque Municipale de Ribérac m’a demandé d’animer un atelier d’impression végétale par martelage pour 10 participants à partir de 8 ans.

Ce sont 12 enfants et 3 adultes que se sont installés dans le square attenant avec planches, marteaux, cuvettes et végétaux protégés de la chaleur dans des glacières.
Pendant 2 heures, la rue a résonné de coups de marteaux, de rires et de cris de surprise car les végétaux martelés changent de couleur lorsqu’ils sont trempés dans le bain de mordançage et ce côté imprévisible ajoute du suspense à l’activité.

Il y a eu de belles réalisations et aucun coup de marteau malencontreux.

Marie-Madeleine lors d’un premier essai.

Axelle en pleine action pour aider un jeune participant.

J’ai aussi martelé cet après-midi-là pour faire voir ce qu’on peut obtenir avec différents végétaux.

Par exemple avec des feuilles de noyer.

Marie-Madeleine a mordancé ses impressions, ici des feuilles d’acacia.

Ci-contre un essai réalisé par un enfant, affiché à la bibliothèque municipale.

D’autres enfants ont aussi appris cette technique, en dehors de cet atelier qui avait attiré beaucoup de participants et de curieux. Ici, une fillette de 8 ans a martelé une feuille de chou rouge et des pétales de rose rouges.

Puis, les idées venant en faisant, elle a créé un arbre. Il composé d’une feuille d’iris pour faire le tronc, de rameaux de cotinus pour les branches et elle a martelé des fleurs de bourrache, de pois de senteur et d’escholtzia pour orner son arbre. Magnifique!

C’est un atelier un peu bruyant mais ni les voisins ni les riverains ne se sont plaints. Les participants étaient heureux de découvrir cette technique simple, économique et très écologique puisque aucun des produits employés n’est nocif.
Merci à Natacha Charbonnet, bibliothécaire dynamique de Ribérac, d’avoir accueilli cet atelier, et à Axelle pour son aide efficace et joyeuse durant cet après-midi d’été.

SAMSAH de St-Dié des Vosges: ateliers 5 sens

Le Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés de St-Dié des Vosges m’a proposé d’animer des ateliers pour des personnes accueillies dans le service.
C’est ainsi que nous avons choisi le thème des 5 sens pour cette série de 5 ateliers qui se déroulera de mai à juillet 2019 avec 5 personnes handicapées et leurs accompagnants, à la Maison Mosaïque.

Dans l’ordre, nous aborderons la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. Le déroulement de l’atelier se fait avec des objets stimulant le sens évoqué que j’ai apportés, et une production de chaque participant en relation avec le thème de la séance.
Au cours de celle-ci, je dis aussi des contes qui mettent en scène des personnages privés du sens évoqué et les aventures qu’ils traversent en étant qui aveugle, qui sourd, etc.

Durant l’atelier sur le toucher, j’ai fait toucher et reconnaître aux participants des matières cachées au fond d’un sachet : copeaux, éponge, voile, toile cirée, dentelle, rembourrage de duvet… Effet de surprise garanti et, pour mon plus grand plaisir, les participants se sont prêtés au jeu avec curiosité et confiance.

Composer, coller, dessiner, colorier, chacun avait une technique de prédilection.

Je remercie le SAMSAH et sa directrice, les participants et les accompagnants pour ces moments de partage précieux.

Château de Lichtenberg : la chasse aux œufs de Pâques

C’est sous un soleil printanier, dans une campagne aux feuillages verts et brillants, que se dresse le château de Lichtenberg.


Dans l’auditorium Adrien Zeller, j’ai installé mon décor pour conter les aventures de « Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques ».
Dans l’article précédent, je vous ai présenté les personnages que vous voyez ici.
À gauche : Orion, le coq noir ; Pattes-à-Plumes, la poule dorée ; Belle-Crête, la poule bleue.
À droite : Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques, sous le saule en fleurs.



Devant : le panier d’œufs de Pâques décorés.


J’ai conté les aventures de Mille-Bonheurs, Orion, Pattes-à-Plumes et Belle-Crête, mais il serait injuste d’oublier les autres habitants de la basse-cour qui les ont accompagnés dans leurs péripéties : Poulet Coquet (l’étourdi), Plume d’Azur (la vénérable et sage cane), Crête d’Or (le petit coq chanceux, ancêtre d’Orion), Petit-Cousin (cousin de Mille-Bonheurs) et … Ostara, la petite sœur de Mille-Bonheurs.


À l’issue des trois représentations, tous les œufs de Pâques avaient été découverts.
J’ai laissé Mille-Bonheurs et Ostara rejoindre leur gîte, les habitants de la basse-cour reprendre une vie un peu plus calme… jusqu’à l’an prochain.


Je remercie les personnes qui organisaient et animaient cette journée pour leur accueil attentionné et chaleureux et tous les petits aventuriers de la chasse aux œufs pour leur participation joyeuse.

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Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques

Petit conte de printemps

Le Lièvre de Pâques vient déposer dans les jardins les œufs colorés et décorés que les enfants cherchent avec joie à Pâques.

Cette survivance d’une fête païenne, reprise par le christianisme, est célébrée chaque année pour l’arrivée du printemps. Elle est l’occasion de réjouissances partagées.
Le Lièvre de Pâques, que l’on trouve surtout dans les traditions de l’Est de la France et outre-Rhin, est la vedette de cette période et il lui arrive bien des aventures.
Mais qui est-il ? Comment vit-il tout le reste de l’année ?

C’est ce que vous découvrirez en venant écouter les aventures de Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques, et de sa petite sœur Ostara qui m’ont raconté ce que vous entendrez.


Cela se passe dans un village tranquille niché dans les montagnes. Tranquille, mais très vivant !


Orion, le coq noir,
Pattes-à-Plumes, la poule dorée,
Belle-Crête, la poule bleue à liseré noir

Mille-Bonheurs,
le Lièvre de Pâques

Dans cette contée de 30 minutes, les aventures se succèdent au poulailler et des œufs disparaissent. Mais les deux poules Belle-Crête et Pattes-à-Plumes finiront par connaître le fin mot de l’histoire…

« Mille-Bonheurs, le Lièvre de Pâques » est un conte que j’ai créé, ainsi que les deux chansons, « Petites poules » et « Le saule est en fleurs « .
J’ai inclus deux petits contes traditionnels que j’ai adaptés et j’ai peint le décor dont il y a des détails ci-dessus.

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Atelier conte : de la voix à l’image

Cet atelier, organisé par l’association Kaléidoscope de Jarville-La -Malgrange, s’est déroulé en 6 séances de 2 heures. Il était destiné aux enfants ayant entre 3 et 5 ans et à leur parents. Le but était de réunir les parents (ce sont surtout les mamans qui sont venues) et leurs jeunes enfants pour partager un moment de détente autour du conte.

J’avais apporté mes albums jeunesse, mon butai avec les contes dont j’ai peint les images, des marionnettes à doigt (le panda et le lama ont eu un grand succès).
Pour la circonstance , j’avais fabriqué un bâton de paroles : un bâton de noisetier sur lequel j’avais suspendu avec des rubans des formes en papier sur lesquelles, au fil de la séance, j’écrivais ce que les mamans et les enfants racontaient et chantaient. Car eux aussi avaient la parole, bien sûr.

Le bâton de parole, comme son nom l’indique, donne à celui qui l’a en main autorité pour parler sans être interrompu .

La seconde partie de l’atelier consistait à dessiner un personnage ou un élément important des contes et des chansons partagés précédemment.
Le but était de relier la totalité des dessins et images réalisés au cours des séances en un livre collectif, souvenir de ces moments où l’imaginaire sollicité renvoyait les adultes à un conte ou une chanson de leur enfance devant leurs enfants qu’ils n’avaient pas toujours eu l’occasion de dire.

Le dessin de Rania, 2 ans 1/2 : tout un monde!

Le dessin d’Abderhamane,
5 ans 1/2 : des chiffres et des lettres. Un vrai sans faute !

Le dessin de Zayd : 2 ans 1/2 : essayer tous les crayons.

Le dessin de Sabrine, une maman : l’image d’une vie heureuse et harmonieuse.

Voilà le livre terminé : j’ai assemblé tous les dessins (sur papier Canson au format 24 x 32) et les ai reliés avec la technique de la reliure japonaise. Il restera à l’association en souvenir de ces séances.



Carnets divers

Ce mois de février me permet de découvrir des activités que je n’avais pas encore abordées, du moins avec ces techniques :

La reliure copte

Voici le carnet fabriqué avec une reliure copte. A l’intérieur, des cahiers de papier gris et une couverture de carton gris épais cousue avec de la ficelle de jute (à éviter car très fragile).


La reliure japonaise

s Voici le carnet fabriqué avec une reliure japonaise. J’ai utilisé les mêmes papiers, carton et ficelle de jute. C’est la technique d’assemblage qui est très différente et la prochaine fois je prendrai un fil beaucoup plus résistant.


Cette première expérience était faite de tous les hasards de la découverte mais elle m’a donné envie de recommencer et déjà j’entrevoyais ce qu’il serait possible d’inventer comme habillages et typographies au gré de l’inspiration et des limites imposées par les matériaux choisis.

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